Le secteur agricole ivoirien confirme sa place de pilier de l’économie nationale. Réunis le 5 juin 2025 à Yamoussoukro à l’occasion de l’atelier bilan du secteur agricole, les principaux acteurs du monde agricole ont dressé un état des lieux encourageant des performances enregistrées au cours de l’année écoulée.


Le secteur agricole ivoirien confirme sa place de pilier de l’économie nationale. Réunis le 5 juin 2025 à Yamoussoukro à l’occasion de l’atelier bilan du secteur agricole, les principaux acteurs du monde agricole ont dressé un état des lieux encourageant des performances enregistrées au cours de l’année écoulée. 


La rencontre a été présidée par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, en présence du ministre délégué Bernard Kini Komoé. Dans son allocution, le membre du gouvernement a salué l’engagement des producteurs, dont le travail a permis d’atteindre des résultats significatifs dans plusieurs filières stratégiques. Il a également mis en lumière les acquis du deuxième Programme national d’investissement agricole (PNIA II), qui a contribué à la modernisation du secteur, au renforcement de sa résilience face aux défis climatiques et économiques, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.


Les chiffres présentés lors de cet atelier témoignent de la bonne dynamique du secteur. La production totale des cultures d’exportation a atteint 11 251 611 tonnes en 2025, soit une augmentation nette de 916 526 tonnes par rapport à l’année précédente. Cette progression reflète les efforts consentis dans l’amélioration des rendements, l’encadrement des producteurs et le développement des chaînes de valeur agricoles. La même tendance est observée dans le domaine des cultures vivrières. La production est passée de 23 654 674 tonnes en 2024 à 25 800 294 tonnes en 2025, représentant une hausse de 9 %. Cette performance traduit la capacité du secteur à répondre aux besoins alimentaires croissants de la population tout en consolidant la sécurité alimentaire du pays.


Au-delà des résultats quantitatifs, les autorités souhaitent désormais franchir une nouvelle étape. Le ministre Bruno Nabagné Koné a ainsi appelé l’ensemble des acteurs à s’engager résolument dans la transformation structurelle de l’agriculture ivoirienne. Cette évolution devra s’appuyer sur une plus forte création de valeur ajoutée, l’innovation technologique, l’amélioration de la compétitivité et la digitalisation des activités agricoles. Cette vision s’inscrit dans la perspective du PNIA III, qui sera intégré au Plan national de développement 2026-2030. Le directeur général de la Planification, des Statistiques et des Projets, Kokora Dibi, a lui aussi souligné la vitalité du secteur agricole ivoirien. Selon lui, l’agriculture représente aujourd’hui 17 % du produit intérieur brut (PIB), 40 % des exportations et 40 % de l’emploi national. La production globale du secteur est estimée à plus de 37 millions de tonnes, confirmant son rôle essentiel dans la croissance économique et le développement social du pays.


La Côte d’Ivoire maintient également son leadership mondial dans plusieurs filières d’exportation majeures, notamment le cacao, l’anacarde et l’hévéa. Les progrès réalisés dans la transformation locale sont particulièrement remarquables, avec des taux atteignant 41 % pour le cacao et 43 % pour le cajou. Ces avancées traduisent la volonté des autorités de renforcer l’industrialisation agricole et de capter davantage de valeur sur le territoire national. "Au regard de ces résultats, l’agriculture ivoirienne peut se targuer d'être l'un des leviers stratégiques du développement du pays. Les performances enregistrées offrent des perspectives prometteuses pour les années à venir et constituent une base solide pour la mise en œuvre des ambitions portées par le futur PNIA III", a-t-on aussi fait savoir.