Le déploiement des bus de la Société des Transports Abidjanais (SOTRA) dans plusieurs villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire contribue à modifier progressivement les habitudes de déplacement des populations.


Le déploiement des bus de la Société des Transports Abidjanais (SOTRA) dans plusieurs villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire contribue à modifier progressivement les habitudes de déplacement des populations. Après une première implantation à Bouaké, le réseau s’est étendu à Yamoussoukro, Korhogo et San Pedro, avec pour objectif d’améliorer l’accès à des moyens de transport collectifs plus sûrs, plus accessibles et mieux adaptés aux besoins des usagers.


À Bouaké, deuxième ville du pays, l’arrivée des bus de la SOTRA a marqué une étape importante dans l’organisation des transports urbains. Pour de nombreux habitants, notamment les élèves, étudiants et travailleurs, cette offre constitue une alternative économique aux taxis et aux motos-taxis, souvent plus coûteux pour les déplacements quotidiens. Les témoignages recueillis auprès des usagers mettent en avant l’impact direct du service sur leur budget de transport. « C’est un moyen très économique de se déplacer. Je recharge ma carte une fois par mois et je me déplace aisément dans toute la ville, tous les jours de la semaine », explique Augustin N’Da, étudiant à l’université de Bouaké.


Même constat pour Assiata Samaké, élève, qui souligne les économies réalisées grâce au réseau de bus. « Le bus m’aide beaucoup. Là où le taxi me coûterait 1 000 FCFA pour un trajet, avec 3 000 FCFA, je peux me déplacer pendant tout le mois », affirme-t-elle. Au-delà de la question du coût, les usagers évoquent également les conditions de sécurité. Dans plusieurs villes ivoiriennes, les motos-taxis sont largement utilisées pour les déplacements rapides, mais elles exposent parfois les passagers à davantage de risques sur la route. Pour Nicodème Kouadio, étudiant à Bouaké, le recours au bus représente une solution plus rassurante. « Je me sens plus en sécurité dans le bus, comparé aux motos-taxis que je prenais pour me rendre au campus », témoigne-t-il.


L’extension du réseau à Yamoussoukro, capitale politique du pays, puis à Korhogo dans le nord et à San Pedro dans le sud-ouest, traduit la volonté des autorités de renforcer les infrastructures de transport public au-delà d’Abidjan. Dans ces différentes villes, les bus permettent de fluidifier les déplacements et d’offrir aux populations une solution de mobilité régulière et fiable. Le développement du transport collectif s’inscrit dans une dynamique plus large d’amélioration des services urbains. L’accès à des moyens de transport abordables facilite les déplacements vers les établissements scolaires, les universités, les centres de santé, les marchés et les zones d’activités économiques. Cette mobilité accrue contribue à renforcer l’attractivité des villes et à améliorer le quotidien des habitants.


Par ailleurs, l’expansion des activités de la SOTRA génère également des retombées économiques locales. Le fonctionnement du réseau nécessite le recrutement de conducteurs, d’agents de maintenance, de contrôleurs et de personnels administratifs, favorisant ainsi la création d’emplois directs et indirects. À mesure que le réseau se développe, les bus de la SOTRA sont vus comme un outil important de modernisation des transports urbains dans les villes de l’intérieur du pays. Entre réduction des coûts de déplacement, amélioration de la sécurité et soutien à l’activité économique locale, cette initiative participe à la transformation progressive de la mobilité urbaine en Côte d’Ivoire.