Le 11 septembre à Abidjan, la seconde édition de l’exposition « Au-delà du regard » a réuni artistes ivoiriens et ghanéens autour d’une expérience phygitale inédite. Portée par SellArts Africa et Genesis Luxury & Brands, cette rencontre a été conçue pour conjuguer art et technologie, dépasser la simple contemplation et inviter à une relation plus intime avec les œuvres.
Son initiateur, Philippe-Emmanuel Yacé, entrepreneur culturel et fondateur de SellArts Africa, précise que « Au-delà du regard » est une exposition phygitale co-organisée par SellArts Africa et Genesis Luxury & Brands (GLB), filiale du Groupe Genesis Holding Company dirigé par Charles Kié. « Nous avons voulu proposer une expérience artistique qui dépasse la simple contemplation : le regard n’est pas neutre, il est façonné par la culture, l’histoire, les codes sociaux ». Et lui d'ajouter que cette édition a voulu inviter le public à interroger cette construction et à entrer dans une relation plus intime et émotionnelle avec l’art.
L’exposition a réuni des artistes ghanéens et ivoiriens qui incarnent la vitalité de la scène contemporaine africaine. Du Ghana, Rechel Rodham Oppong et Edward Afadzi Larbi, deux peintres prometteurs, explorent la mémoire des corps, la féminité et l’intensité des couleurs. En Côte d’Ivoire, les frères Tchinézan enrichissent le dialogue avec une approche novatrice et créative, capable de sublimer l’expérience collective. Selon toujours les explications fournies, l'exposition s'est distinguée par sa capacité à conjuguer l’ancrage local des œuvres et l’ouverture universelle permise par la technologie. Concrètement, les visiteurs ont pu découvrir un parcours digital, des animations 3D et même un test de personnalité artistique, qui permettent d’explorer autrement les émotions et les symboles portés par chaque création.
« Le numérique n’est pas un substitut à l’art : il agit comme un prolongement, un révélateur qui enrichit la rencontre entre l’œuvre et le spectateur. Nous avons voulu que cette expérience soit à la fois intime et collective : intime, parce que chacun projette son propre vécu dans l’œuvre ; collective, parce que l’art devient un langage partagé qui relie des cultures et des générations. Le digital permet de briser ces barrières : il élargit leur audience, facilite la transaction et crée des expériences immersives pour le public. Avec SellArts Africa, nous avons voulu montrer que le numérique n’est pas un substitut mais un amplificateur de l’émotion artistique », a-t-on aussi fait savoir.

