La Côte d’Ivoire et les États-Unis progressent en matière de coopération sanitaire avec la signature d’un protocole d’accord bilatéral d’un montant de 487 millions de dollars sur une période de cinq ans. Annoncé par un communiqué du gouvernement ivoirien, cet accord vise à renforcer durablement le système de santé du pays et à consolider les acquis obtenus ces dernières années.


La Côte d’Ivoire et les États-Unis progressent en matière de coopération sanitaire avec la signature d’un protocole d’accord bilatéral d’un montant de 487 millions de dollars sur une période de cinq ans. Annoncé par un communiqué du gouvernement ivoirien, cet accord vise à renforcer durablement le système de santé du pays et à consolider les acquis obtenus ces dernières années.


Selon les explications fournies, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large portée par l’administration américaine, qui a multiplié ces dernières semaines les accords en faveur de la santé avec plusieurs pays africains, notamment le Liberia, le Rwanda et l’Ouganda. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle stratégie mondiale de santé des États-Unis, baptisée « American First Global Health Strategy », qui ambitionne de repenser la coopération sanitaire internationale en misant davantage sur la responsabilité et l’engagement des pays bénéficiaires.


En Côte d’Ivoire, l’accord vise à poursuivre la transformation du système sanitaire national, avec un accent particulier sur la lutte contre le VIH/Sida et le paludisme, deux maladies qui demeurent des priorités de santé publique. Il couvre également des domaines essentiels tels que la santé maternelle et infantile, ainsi que le renforcement de la sécurité sanitaire mondiale, un enjeu devenu central à la suite des crises sanitaires récentes. L’un des principes clés de cette nouvelle approche américaine repose sur la mobilisation accrue des ressources domestiques. Ainsi, dans le cadre de ce partenariat, la Côte d’Ivoire s’est engagée à mobiliser, d’ici à 2030, environ 163 milliards de francs CFA, soit près de 292 millions de dollars. Cette contribution représente 60 % de l’enveloppe globale du programme et traduit la volonté des autorités ivoiriennes de renforcer l’appropriation nationale des politiques de santé.


Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Côte d’Ivoire a enregistré des progrès notables ces dernières années. Le pays a réussi à réduire la mortalité liée au VIH et au paludisme, tout en enregistrant une baisse des nouvelles infections. Des avancées significatives ont également été observées dans le déploiement de la Couverture Maladie Universelle (CMU). À fin octobre 2025, près de 21 millions de personnes étaient enrôlées et environ 15 millions de cartes avaient été produites, illustrant l’ambition du gouvernement de garantir un accès élargi aux soins de santé. Malgré ces résultats encourageants, plusieurs défis demeurent. L’intégration complète du VIH dans le panier de soins reste un enjeu majeur, tout comme le développement d’applications d’aide à la prescription médicale et l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes d’information sanitaire. 


Ces défis techniques et organisationnels sont essentiels pour assurer une prise en charge efficace et coordonnée des patients. Dans cette perspective, le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2026–2030 constitue un cadre stratégique déterminant. Il vise à améliorer l’équité dans l’accès aux soins, la qualité des prestations, la gouvernance du secteur et la résilience globale du système de santé. Le partenariat avec les États-Unis apparaît ainsi comme un levier important pour accompagner la Côte d’Ivoire vers un système de santé plus performant, durable et inclusif.