À l’issue d’une mission de suivi d’une dizaine de jours consacrée aux activités de sécurisation foncière rurale, une réunion de restitution s’est tenue dernièrement à Abidjan. Cette rencontre stratégique s’inscrivait dans le cadre du Programme de Renforcement de la Sécurisation Foncière Rurale (PRESFOR), soutenu par la Banque mondiale, en partenariat avec l’État ivoirien.


À l’issue d’une mission de suivi d’une dizaine de jours consacrée aux activités de sécurisation foncière rurale, une réunion de restitution s’est tenue dernièrement à Abidjan. Cette rencontre stratégique s’inscrivait dans le cadre du Programme de Renforcement de la Sécurisation Foncière Rurale (PRESFOR), soutenu par la Banque mondiale, en partenariat avec l’État ivoirien.


Présidée par le directeur de Cabinet du Premier Ministre, Karim Traoré, la réunion a rassemblé plusieurs autorités administratives et partenaires techniques. Parmi eux figurait le préfet de la région de l’Agnéby-Tiassa et préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly. L’objectif était clair : faire le point sur l’état d’avancement des opérations de terrain, apprécier les acquis et identifier les défis à relever pour garantir une mise en œuvre optimale du programme. Au cours des échanges, André Teyssier, chef de l’équipe foncière rurale de la Banque mondiale, a exprimé la satisfaction de l’institution quant aux résultats obtenus. Il a confirmé les « bonnes impressions » de la Banque mondiale sur la conduite du PRESFOR par l’Agence Foncière Rurale (AFOR). Selon lui, la mission de terrain a permis de constater des avancées significatives et de renforcer la confiance des partenaires dans la capacité de l’AFOR à atteindre les objectifs fixés.


Les chiffres présentés témoignent de progrès substantiels. Plus d’un million d’hectares ont déjà été levés et bornés dans dix nouvelles régions du pays. En parallèle, plus de 14 000 membres des Comités Villageois de Gestion Foncière Rurale (CVGFR) ont bénéficié de formations, renforçant ainsi les capacités locales de gestion et de prévention des conflits fonciers. Ces résultats constituent des jalons importants vers l’objectif ambitieux de sécurisation de cinq millions d’hectares de terres rurales, convenu entre la Banque mondiale et l’État de Côte d'Ivoire. La rencontre a également servi de cadre d’échanges francs entre les différentes parties prenantes. Les discussions ont permis d’identifier les principaux défis susceptibles de freiner la dynamique en cours, notamment en matière de coordination, de mobilisation des acteurs locaux et de résolution de certains blocages opérationnels. L’accent a été mis sur la nécessité d’anticiper ces difficultés afin d’assurer une exécution efficiente et durable du PRESFOR.


Pour le directeur général de l’AFOR, Bamba Cheick Daniel, les avancées enregistrées traduisent la concrétisation de la vision portée par le Président de la République, Alassane Ouattara. Celle-ci vise à faire de la sécurisation du foncier rural un levier majeur de stabilité sociale, de modernisation agricole et d’attractivité économique. Il a salué l’appui constant du ministère de tutelle et des partenaires techniques et financiers, soulignant que la Côte d’Ivoire pourrait devenir une référence en matière de gouvernance foncière en Afrique. De son côté, Karim Traoré a renouvelé ses félicitations à l’AFOR et à l’ensemble des acteurs impliqués pour les progrès notables accomplis. Tout en prenant acte des défis identifiés, il a appelé à la mise en place d’un cadre de travail stratégique pour lever les blocages éventuels et consolider les acquis.


Il a aussi été noté lors de cette réunion de restitution organisée à Abidjan que cette mission s’inscrit dans l’agenda conjoint de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD), dont les équipes étaient présentes dans la capitale économique du 21 janvier au 6 février 2026 pour assurer le suivi du PRESFOR et du PASFOR. "Elle confirme la dynamique partenariale engagée autour d’un enjeu central : sécuriser durablement le foncier rural au service du développement et de la cohésion nationale", a-t-on également indiqué.