Un investissement immobilier d’envergure a été annoncé à Abidjan par le milliardaire marocain Anas Sefrioui. Selon les informations disponibles, le promoteur engage un montant estimé à 300 millions de dollars dans un projet à usage mixte situé dans le quartier de la Zone 4, dans la commune de Abidjan, en Côte d’Ivoire.


Un investissement immobilier d’envergure a été annoncé à Abidjan par le milliardaire marocain Anas Sefrioui. Selon les informations disponibles, le promoteur engage un montant estimé à 300 millions de dollars dans un projet à usage mixte situé dans le quartier de la Zone 4, dans la commune de Abidjan, en Côte d’Ivoire.


Porté par Addoha Group, le programme prévoit la construction de quatre tours résidentielles d’une vingtaine d’étages chacune, ainsi qu’un centre commercial et des espaces de bureaux. L’ensemble, baptisé « Les Tours Éléphants », devrait s’étendre sur plus de 150 000 mètres carrés. D’après les premières informations disponibles, le complexe vise un positionnement haut de gamme, combinant logements, commerces et services dans un même périmètre urbain.


Cet investissement figure parmi les plus importants réalisés par Addoha en Côte d’Ivoire à ce jour. Fondé en 1988, le groupe marocain s’est historiquement développé sur le segment du logement social et intermédiaire au Maroc. Toutefois, depuis plusieurs années, il diversifie ses activités en Afrique subsaharienne, avec une présence déjà établie au Sénégal, en Guinée, au Gabon et au Cameroun. Le projet abidjanais semble marquer une évolution stratégique vers des développements à plus forte valeur ajoutée. Les programmes mixtes, associant résidences, commerces et bureaux, se multiplient dans plusieurs capitales africaines, portés par la croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’émergence d’une classe moyenne supérieure. Abidjan, principal pôle économique ivoirien, concentre une part importante de ces investissements immobiliers structurants.


Les autorités ivoiriennes misent depuis plusieurs années sur l’attractivité du pays pour attirer des capitaux régionaux et internationaux. Le dynamisme économique de la Côte d’Ivoire, soutenu par des projets d’infrastructures et une croissance régulière, favorise l’implantation d’acteurs privés dans des secteurs variés, dont l’immobilier. Les projets de grande hauteur et les complexes intégrés participent à la transformation du paysage urbain de la capitale économique. Pour Addoha, cette opération représente également un renforcement de son positionnement panafricain. En s’appuyant sur des financements et une expertise issus du continent, le groupe s’inscrit dans une tendance plus large d’intensification des flux d’investissements intra-africains. Plusieurs observateurs soulignent que ces dynamiques contribuent à diversifier les sources de financement des grands projets urbains, traditionnellement dépendants de capitaux extérieurs au continent.


À ce stade, le calendrier détaillé des travaux et les modalités de commercialisation n’ont pas été rendus publics. Les retombées économiques attendues, notamment en matière d’emplois directs et indirects, dépendront du rythme de mise en œuvre et de la conjoncture immobilière locale. Ce projet de 300 millions de dollars illustre néanmoins l’intérêt croissant d’investisseurs africains pour les marchés urbains en expansion. Son évolution sera suivie de près par les professionnels du secteur, dans un contexte où la concurrence s’intensifie et où les grandes métropoles africaines cherchent à consolider leur attractivité régionale et internationale.