Le biochar, une technologie éligible aux crédits carbone permettant la séquestration durable du carbone dans les sols, la réduction de l’usage des engrais chimiques et des émissions de gaz à effet de serre, a permis de former 338 bénéficiaires, dont 189 femmes, dans les départements de Kong et Ouangolodougou (région du Tchologo). Le projet a également conduit à l’installation de 24 unités de production de biochar, de compost et de digestat.
Ces résultats ont été présentés, le jeudi 12 mars 2026 à Abidjan-Plateau, lors d’un atelier de capitalisation et de mise à l’échelle du projet « Emplois verts pour les jeunes face à la crise des réfugiés dans le Nord de la Côte d’Ivoire », à l’origine de la promotion de cette technique. Mis en œuvre par l’Organisation internationale du Travail (OIT) avec l’appui financier du Japon, ce projet vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique, tout en créant des opportunités d’emplois verts pour les jeunes à travers la valorisation des résidus agricoles par la production de biochar.
La rencontre a réuni plusieurs personnalités, dont Anderson Assui, conseiller spécial, et Patrick Pédia, conseiller technique, représentant respectivement les ministres de la Promotion de la Jeunesse et de l’Environnement et de la Transition écologique. La directrice du Bureau pays de l’OIT, Coumba Diop, ainsi que l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Junji Gomakubo, ont également pris part à cette rencontre. Le représentant du ministre Mamadou Touré a salué les résultats obtenus et indiqué que le défi consiste désormais à passer de ces initiatives pilotes à des programmes déployés à grande échelle, afin de toucher davantage de jeunes et de territoires. Il a également exprimé la reconnaissance du ministre à l’ensemble des partenaires impliqués.
De son côté, le représentant du ministre Abou Bamba a félicité l’OIT et le Japon pour leur soutien à l’expérimentation du biochar, qu’il a qualifié de « fertilisant aux vertus exceptionnelles ». La directrice de l’OIT a souligné que la valorisation des résidus agricoles peut transformer la transition écologique en opportunité d’emplois et de prospérité pour les communautés rurales. L’ambassadeur Junji Gomakubo a rappelé que l’appui de son pays traduit l’engagement constant du Japon en faveur du développement socio-économique de la Côte d’Ivoire.
Bénéficiaire du projet, Daouda Ouattara, du village de Kaziévogo, témoigne : « Grâce à la formation, j’ai appris à produire du biochar et à l’utiliser dans mes cultures maraîchères. Mes sols sont aujourd’hui plus fertiles et mes rendements se sont améliorés ». Les promoteurs ont enfin tenu à préciser que ces résultats ont été obtenus grâce à l’implication de plusieurs partenaires, notamment les autorités locales, le secteur privé, les organisations de travailleurs, ainsi que des structures telles que l’ANADER et l’ONG Yanayi Project.

