Le lundi 02 mars 2026, à Abidjan, le ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Adama Dosso, a présidé la cérémonie d’ouverture des ateliers techniques du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC). Cet événement d’envergure régionale s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les États d’Afrique de l’Ouest et du Centre, autour d’un enjeu devenu central : la production et l’utilisation stratégique des données statistiques.
Organisés en marge des consultations régionales sur l’avenir de l’intégration en Afrique de l’Ouest, ces ateliers se tiennent à Abidjan du 02 au 13 mars 2026. Ils rassemblent des représentants des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ainsi que des institutions régionales et plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale. Cette forte mobilisation témoigne de l’importance accordée à l’harmonisation des systèmes statistiques comme levier d’intégration et de développement.
Dans son allocution, Adama Dosso a insisté sur le rôle stratégique de la donnée dans la gouvernance moderne. Selon lui, les statistiques fiables et comparables constituent un socle indispensable à la convergence macroéconomique, à la planification efficace des politiques publiques et à l’évaluation des performances économiques et sociales. À l’heure où les États cherchent à renforcer leur résilience face aux chocs externes et à accélérer leur transformation structurelle, la maîtrise de l’information statistique devient un impératif. Le PHASAOC ambitionne ainsi de moderniser les systèmes statistiques nationaux, d’améliorer la comparabilité des indicateurs entre pays et de renforcer la diffusion ainsi que l’utilisation des données. Le projet met également l’accent sur la promotion des standards internationaux et sur l’intégration de sources innovantes, notamment les données issues de la téléphonie mobile. Cette ouverture aux nouvelles technologies illustre une volonté d’adapter les outils statistiques aux mutations numériques et aux nouveaux besoins des décideurs publics.
Le ministre a par ailleurs rappelé l’engagement de la Côte d’Ivoire à arrimer ce projet régional à ses propres instruments de planification stratégique, en particulier la Stratégie nationale de Développement de la Statistique (SNDS 2026–2030) et le Plan national de Développement (PND 2026–2030). En alignant les priorités nationales sur les objectifs régionaux, les autorités ivoiriennes entendent renforcer la cohérence des politiques publiques et consolider la place du pays comme acteur moteur de l’intégration ouest-africaine.
À travers l’accueil de ces ateliers, la Côte d’Ivoire réaffirme son attachement aux idéaux de l’intégration africaine et au renforcement institutionnel de la CEDEAO. Le choix d’Abidjan comme cadre de ces travaux traduit également la reconnaissance du rôle stratégique du pays dans l’animation des dynamiques régionales. Les travaux engagés au cours de ces deux semaines devraient déboucher sur des recommandations opérationnelles concrètes. Il est notamment prévu l’élaboration de feuilles de route méthodologiques, de protocoles d’échange de données entre États, de mécanismes d’assurance qualité et de calendriers harmonisés de diffusion statistique. Autant d’outils destinés à garantir une meilleure fiabilité, une plus grande transparence et une accessibilité accrue des données à l’échelle régionale.

