La Côte d’Ivoire a officiellement retrouvé son rang de juridiction minière la plus attractive d’Afrique de l’Ouest, selon le rapport annuel 2025 du Fraser Institute, publié le 26 février 2026.


La Côte d’Ivoire a officiellement retrouvé son rang de juridiction minière la plus attractive d’Afrique de l’Ouest, selon le rapport annuel 2025 du Fraser Institute, publié le 26 février 2026. Avec un score de 60,92 sur 100, le pays devance désormais ses voisins et concurrents régionaux, confirmant la dynamique ascendante de son secteur extractif, porté principalement par l’essor de l’industrie aurifère.


Ce classement, considéré comme une référence internationale dans le secteur minier, repose sur une enquête menée auprès de dirigeants de compagnies minières. Il évalue deux critères majeurs : le potentiel minéral brut d’un territoire et la qualité des politiques publiques qui encadrent l’investissement. En progressant nettement par rapport à son score de 2023 (55,70), la Côte d’Ivoire envoie un signal positif aux investisseurs et consolide l’amélioration de son climat des affaires.


Cette performance permet au pays de dépasser le Ghana et la Guinée, longtemps considérés comme des poids lourds du secteur minier ouest-africain. La montée en puissance ivoirienne s’explique notamment par la multiplication des projets d’exploration et d’exploitation aurifère, ainsi que par des réformes destinées à renforcer la transparence et la sécurité juridique des investissements. Toutefois, malgré ce leadership régional, la performance ivoirienne demeure plus contrastée à l’échelle continentale. Le pays occupe la cinquième place en Afrique, derrière le Botswana et le Maroc, qui dominent le podium, suivis de la Zambie et de la Tanzanie. Ces États bénéficient d’une réputation solide en matière de stabilité réglementaire et de gestion des ressources minières, des facteurs particulièrement scrutés par les investisseurs internationaux.


À l’échelle mondiale, la hiérarchie reste dominée par le Nevada, aux États-Unis, régulièrement cité comme la destination la plus attractive pour les capitaux miniers. Dans ce contexte concurrentiel, la progression ivoirienne apparaît néanmoins significative et témoigne d’une trajectoire encourageante pour le secteur aurifère national. L’or demeure en effet le moteur principal de cette attractivité retrouvée. La hausse des investissements, l’entrée en production de nouvelles mines et l’intensification des activités d’exploration contribuent à renforcer le potentiel perçu du sous-sol ivoirien. Parallèlement, les autorités ont multiplié les initiatives visant à moderniser le cadre légal et à simplifier les procédures administratives, des éléments déterminants dans les décisions d’implantation des compagnies internationales.


Les experts invitent toutefois à relativiser la portée de ce classement. Basé sur des enquêtes de perception, le rapport du Fraser Institute reflète avant tout le niveau de confiance des acteurs privés à un instant donné. Il ne constitue pas une mesure économique absolue ni une garantie de performance durable. Les enjeux liés à la gouvernance, à la gestion environnementale et au partage équitable des retombées économiques restent centraux pour consolider cette dynamique. Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance en investissements pérennes et en développement inclusif. Si la tendance actuelle confirme une amélioration du climat des affaires et une attractivité croissante, le maintien de cette position dépendra de la capacité du pays à poursuivre ses réformes, à garantir la stabilité réglementaire et à assurer une exploitation responsable de ses ressources.