Longtemps envisagée principalement sous l’angle de l’inclusion sociale, la question de l’entrepreneuriat féminin s’impose aujourd’hui comme un levier central de la performance économique en Afrique. Pour le Groupe Cofina, la Côte d’Ivoire, où la croissance économique demeure soutenue depuis plusieurs années, l’enjeu ne se limite plus à encourager l’initiative privée, mais consiste à transformer ce dynamisme en une capacité d’investissement durable et structurée.


Longtemps envisagée principalement sous l’angle de l’inclusion sociale, la question de l’entrepreneuriat féminin s’impose aujourd’hui comme un levier central de la performance économique en Afrique. Pour le Groupe Cofina, la Côte d’Ivoire, où la croissance économique demeure soutenue depuis plusieurs années, l’enjeu ne se limite plus à encourager l’initiative privée, mais consiste à transformer ce dynamisme en une capacité d’investissement durable et structurée.


Dans ce contexte, un paradoxe persiste : une part significative du potentiel économique reste encore insuffisamment financée. Les femmes entrepreneures jouent pourtant un rôle actif dans la vitalité des marchés locaux. Elles interviennent dans la transformation des produits agricoles, le commerce de proximité ou encore les services, contribuant ainsi à la circulation des biens et à la structuration de l’économie réelle. Malgré cette présence, leur accès aux ressources financières demeure souvent plus restreint que celui des hommes, ce qui limite leur capacité à développer pleinement leurs activités.


À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, cette problématique a pris une résonance particulière. L’égalité d’accès aux ressources économiques ne relève pas uniquement d’un principe abstrait : elle conditionne concrètement la possibilité pour les femmes d’investir, de structurer leurs entreprises et de participer pleinement à la croissance. C’est dans cette perspective que le Groupe Cofina a souligné qu'il déploie ses actions en Côte d’Ivoire à travers deux structures complémentaires. D’une part, FIN’Elle, dédiée à l’accompagnement des femmes entrepreneures, intervient directement sur le terrain pour renforcer leur capacité d’investissement et soutenir leur développement. D’autre part, Cofina Côte d’Ivoire participe au financement des petites et moyennes entreprises, en proposant des solutions adaptées aux réalités locales et en contribuant ainsi à la structuration du tissu économique.


La Groupe ajoute que cette approche repose sur une conviction commune : l’égalité d’accès au financement dépasse la seule dimension sociale. Elle constitue une condition essentielle de la compétitivité économique. En effet, priver une partie des acteurs économiques d’un accès équitable aux ressources revient à limiter le potentiel global de croissance. Les témoignages recueillis illustrent cette réalité. Selon Yénita Bamba, directrice générale de FIN’Elle, la question de l’accès aux ressources économiques renvoie également à un enjeu de confiance. Pour de nombreuses femmes, entreprendre s’est longtemps en effet fait dans un environnement contraint, où les opportunités de financement étaient limitées et où des barrières, parfois intériorisées, freinaient les ambitions. Cette situation a conduit certaines entrepreneures à développer leurs activités avec des moyens réduits, malgré un potentiel de croissance important.


Sur le terrain, les femmes n’ont pourtant pas attendu pour entreprendre. Elles animent les marchés, développent des chaînes de valeur locales et participent activement à l’économie informelle et formelle. Leur contribution est tangible, mais reste en partie sous-exploitée faute de ressources suffisantes pour changer d’échelle. Ainsi, renforcer l’accès des femmes au financement apparaît comme un levier stratégique pour accélérer le développement économique. Il ne s’agit pas uniquement de corriger une inégalité, mais de libérer un potentiel encore largement inexploité. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire, où les perspectives de croissance restent solides, l’inclusion financière des femmes pourrait jouer un rôle déterminant dans la consolidation d’une économie plus résiliente et compétitive.