La Côte d’Ivoire acte la création du Fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI). Adoptée en Conseil des ministres le mercredi 15 avril, cette initiative est présentée comme une volonté des autorités d'accélérer le renforcement de la gouvernance économique du pays tout en préparant l’avenir.

 

La Côte d’Ivoire acte la création du Fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI). Adoptée en Conseil des ministres le mercredi 15 avril, cette initiative est présentée comme une volonté des autorités d'accélérer le renforcement de la gouvernance économique du pays tout en préparant l’avenir. L’ordonnance instituant ce fonds s’accompagne d’un projet de loi de ratification ainsi que d’un décret d’application, témoignant d’une approche structurée et encadrée.


Le FSD-CI se présente comme une personne morale dotée d’une mission centrale : gérer et valoriser les actifs de l’État. Il ne s’agit pas seulement d’un outil financier classique, mais d’un instrument stratégique conçu pour soutenir la transformation économique du pays. À ce titre, il interviendra également dans le financement et la structuration de projets d’infrastructures, considérés comme essentiels au développement durable de la Côte d’Ivoire. L’architecture du fonds repose sur trois compartiments distincts, chacun répondant à des objectifs précis. Le premier est dédié au financement des infrastructures stratégiques et prioritaires. Dans un pays en pleine croissance, les besoins en routes, énergie, transports ou encore équipements publics sont considérables. Ce compartiment vise donc à canaliser les ressources vers des projets structurants capables de stimuler l’activité économique et d’améliorer les conditions de vie des populations.


Le deuxième compartiment concerne la stabilisation économique face aux chocs exogènes. Les économies africaines, souvent dépendantes des exportations de matières premières, restent vulnérables aux fluctuations des marchés internationaux. En mettant en place un mécanisme de stabilisation, la Côte d’Ivoire cherche à amortir les impacts des crises externes, qu’il s’agisse de variations des prix des matières premières, de crises financières ou de perturbations globales. Enfin, le troisième compartiment est consacré à la constitution d’une épargne publique de long terme. Cette dimension traduit une vision tournée vers les générations futures. En accumulant des ressources sur le long terme, le pays se dote d’un levier pour faire face aux défis à venir et garantir une certaine continuité dans les investissements publics, même en période de ralentissement économique.


Selon les autorités, ce fonds souverain représente un outil moderne et ambitieux. Il devrait permettre une gestion plus rigoureuse et transparente des richesses nationales, notamment celles issues des secteurs minier, énergétique et agricole. Ces ressources, souvent soumises à des cycles économiques incertains, pourront ainsi être mieux valorisées et intégrées dans une stratégie de développement cohérente. Au-delà de ses aspects techniques, la création du FSD-CI cherche aussi à envoyer un signal fort aux partenaires économiques et financiers. "Elle reflète une volonté de renforcer la crédibilité du pays en matière de gestion des finances publiques et d’attirer davantage d’investissements. En structurant mieux ses ressources et ses projets, la Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur économique plus résilient et prévoyant", a-t-on expliqué.