Le 2 avril 2026, à Ankara, une nouvelle étape a été franchie dans le renforcement des relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et la Turquie.


Le 2 avril 2026, à Ankara, une nouvelle étape a été franchie dans le renforcement des relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et la Turquie. À l’occasion de la troisième session des consultations politiques entre les deux pays, le ministre délégué ivoirien chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, a pris part à des échanges de haut niveau avec ses homologues turcs. Cette rencontre, co-présidée par des responsables des deux États, s’inscrit dans un cadre institutionnel destiné à dynamiser la coopération multisectorielle.


Au cœur des discussions figurait la volonté commune de consolider et d’approfondir les relations déjà existantes. En effet, la Côte d’Ivoire et la Turquie entretiennent depuis plusieurs années des liens diplomatiques et économiques en constante évolution. Cette troisième session des consultations politiques témoigne d’un engagement partagé à hisser ce partenariat à un niveau plus stratégique, en renforçant le dialogue politique et en assurant une meilleure mise en œuvre des accords signés. Les échanges ont permis d’identifier des secteurs prioritaires dans lesquels la coopération pourrait être intensifiée. L’éducation apparaît comme un levier essentiel pour le développement durable, avec des perspectives de partenariats universitaires, de formations techniques et d’échanges académiques. Sur le plan économique, les deux pays ambitionnent de stimuler les investissements et d’accroître le volume des échanges commerciaux. La Turquie, forte de son expertise industrielle et de son positionnement stratégique, représente un partenaire de choix pour la Côte d’Ivoire, dont l’économie est en pleine croissance.


Par ailleurs, les domaines de la santé et de l’agriculture ont été au centre des préoccupations, notamment dans un contexte mondial marqué par des défis sanitaires et alimentaires croissants. Une coopération renforcée dans ces secteurs pourrait contribuer à améliorer les systèmes de santé et à soutenir la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire, tout en offrant de nouvelles opportunités aux entreprises turques. La sécurité et la défense figurent également parmi les axes majeurs de cette collaboration. Face aux menaces sécuritaires transnationales, les deux pays ont souligné l’importance d’une coordination accrue et d’un partage d’expertise. Cette dimension stratégique renforce la portée globale du partenariat, qui ne se limite plus aux aspects économiques, mais englobe désormais des enjeux géopolitiques plus larges.


Un point crucial mis en avant lors de cette session concerne le suivi des engagements pris. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’un mécanisme rigoureux d’évaluation afin de garantir que les décisions adoptées se traduisent en actions concrètes et mesurables. Cette approche pragmatique vise à éviter que les ambitions affichées ne restent à l’état de déclarations d’intention. Cette troisième session marque une avancée significative dans la consolidation des relations entre les deux pays." Elle illustre une volonté commune de bâtir un partenariat durable, fondé sur des résultats tangibles et mutuellement bénéfiques. Dans un contexte international en mutation, ce rapprochement stratégique pourrait contribuer à renforcer la position des deux pays sur la scène régionale et mondiale", a-t-on aussi fait savoir.