Le leader mondial des paiements numériques a publié en Côte d’Ivoire les résultats de son étude annuelle Stay Secure, qui analyse les comportements et perceptions des consommateurs face au commerce digital et aux risques de fraude.


Le leader mondial des paiements numériques a publié en Côte d’Ivoire les résultats de son étude annuelle Stay Secure, qui analyse les comportements et perceptions des consommateurs face au commerce digital et aux risques de fraude. Réalisée par Wakefield Research, cette édition met en lumière l’essor de l’IA et du commerce social, tout en rappelant que les attentes en matière de sécurité et de confiance restent fortes.


Le rapport note que l’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un allié du quotidien dans le parcours d’achat. En Côte d’Ivoire, 59 % des consommateurs ont déjà recours à des outils d’IA, notamment pour comparer les prix (34 %), trouver des idées de cadeaux (39 %) ou consulter des avis et évaluations produits (34 %). Cet engouement s’explique facilement : 91 % des répondants considèrent que les nouvelles technologies, y compris l’IA, simplifient et accélèrent l’expérience d’achat en ligne. L’IA joue également un rôle dans la découverte de nouvelles marques, 28 % des consommateurs déclarant y avoir recours pour cela.


Cependant, lorsqu’il s’agit de confier à l’IA la finalisation d’un achat, les consommateurs restent prudents : seuls 32 % seraient aujourd’hui prêts à laisser un agent IA procéder au paiement. Un signal fort sur l’importance de bâtir la confiance à l’ère du commerce automatisé. À mesure que son adoption progresse, l’IA est aussi perçue comme un levier de protection : 62 % des consommateurs estiment qu’elle facilite l’identification des arnaques, et 65 % pensent qu’elle sera déterminante pour lutter contre la fraude dans les années à venir.


On sait en outre que le commerce via les réseaux sociaux progresse, mais les risques suivent. Les réseaux sociaux sont désormais un canal de vente à part entière : 76 % des consommateurs ivoiriens y ont déjà effectué des achats. " Avec Visa Intelligent Commerce, nous contribuons à façonner une nouvelle ère du commerce fondée sur la confiance, le contrôle et la sérénité. Mais cette évolution s’accompagne de nouveaux défis. Au cours des 12 derniers mois, un consommateur sur deux a été confronté à une tentative d’escroquerie financière. Parmi les victimes, 72 % indiquent que l’incident s’est produit via les réseaux sociaux, loin devant les autres canaux comme les sites web ou les applications de shopping", peut on aussi lire dans le rapport.


L’étude met aussi en évidence une inquiétude croissante concernant les plus jeunes. 80 % des consommateurs estiment que les enfants ont du mal à reconnaître les arnaques en ligne. Plus préoccupant encore, 51 % déclarent avoir été témoins d’une situation où un enfant a été victime d’une fraude lors d’activités de jeu ou d’achat en ligne. Cette vulnérabilité s’accentue avec l’accès élargi aux outils numériques : 29 % des parents en Côte d’Ivoire indiquent que leurs enfants peuvent utiliser des applications de paiement mobile ou des portefeuilles numériques. Par ailleurs, 46 % estiment que la protection contre la fraude relève principalement des autorités publiques et des régulateurs. Suivent les plateformes de vente en ligne (35 %) et les fournisseurs de solutions de paiement (28 %). À l’inverse, seuls 17 % considèrent que cette responsabilité incombe avant tout aux consommateurs eux-mêmes.


Les attentes portent également sur des mécanismes concrets : 57 % se disent rassurés par des alertes en temps réel émises par leur banque ou application de paiement en cas d’activité suspecte, tandis que 23 % accordent de l’importance à la présence de logos de confiance au moment du paiement. « L’étude Stay Secure de Visa révèle que, si le commerce en ligne et social continue de se développer, les menaces évoluent au même rythme. Les consommateurs perçoivent la lutte contre la fraude comme une responsabilité partagée, mais attendent des institutions financières, des gouvernements et des acteurs du paiement qu’ils en prennent l’initiative. Cela souligne l’importance de systèmes de paiement conçus dès l’origine pour être sécurisés », a déclaré Irene Auma, Directrice des Risques pour l’Afrique subsaharienne chez Visa.