Le Fonds de Développement du Transport Routier (FDTR) a procédé, le 04 juin 2026 à Abidjan, au lancement officiel de sa plateforme numérique consacrée au renouvellement du parc automobile, une dynamique de modernisation, de sécurisation et de financement du transport routier.
Ce dispositif, qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser durablement le secteur du transport routier en Côte d’Ivoire, vise à renforcer la confiance entre les transporteurs, les partenaires financiers, les assureurs et les concessionnaires, tout en améliorant la traçabilité, la sécurisation des recettes et le suivi des véhicules financés. Selon le directeur du FDTR, Abdoulaye Touré, cette plateforme constitue une avancée majeure dans la stratégie de professionnalisation, de digitalisation et de transformation du transport routier. Elle traduit l’ambition du FDTR de structurer davantage le secteur et de créer un environnement plus lisible et plus sécurisé pour l’investissement.
Selon les explications fournies, le FDTR réaffirme son engagement en faveur d’un transport routier plus sûr, plus moderne, plus performant et plus durable, au service de la compétitivité de l’économie nationale et de l’amélioration des conditions d’exploitation des professionnels du secteur. Le directeur de Cabinet du ministre des Transports et des Affaires maritimes, Dioman Coné, a rappelé le coût du renouvellement du parc automobile ivoirien actuellement estimé à 700 milliards FCFA. Pour lui, le transport routier assure plus de 90 % des déplacements sur l'ensemble du territoire national.
Il s’est félicité de la mise en place de l’outil digital, plateforme.fdtr.ci , une innovation dans la gestion et le suivi de l'ensemble du processus de renouvellement du parc automobile national et surtout un mécanisme capable de sécuriser les opérations et de faciliter l’accès des acteurs à des financements adaptés. Notons que le lancement de la plateforme intervient à l’issue d’un diagnostic approfondi du secteur, qui a mis en évidence plusieurs contraintes majeures. A savoir, la vétusté du parc automobile, l’âge moyen élevé des véhicules, les difficultés d’accès au financement, le poids persistant de l’informalité et l’ampleur des coûts d’exploitation supportés par les transporteurs.

